Janvier : Fête des Pastoureaux

Février : Célébration de la Chandeleur

Mars ou Avril : Quête des oeufs de la Semaine Sainte

Mai : Plantation du Mai des Ménétriers

Juin : Feu de la Saint-Jean

Septembre : Veillée de la Saint-Michel

Octobre : Frairie des Petits Ventres

Novembre : Conduite du cortège de la Quintaine à Saint-Léonard de Noblat

Décembre : Messe de Minuit

 

 

 

 

Fête des Pastoureaux

 Les Pastoureaux, c'est le nom que l'on donne aux bergers qui conduisent les troupeaux.

La confrérie des Pastoureaux fut créée en 1490 et disparut à la fin du XVIIème siécle.

Un moine de l'abbaye de Solignac rappelle dans une chronique de 1672 une coutume de la fête des Rois appelée la "fête des Pastoureaux".

Le jour des Rois, les confrères décoraient l'autel de l'église,  notamment de houx et de buis, et élevaient une cabane de branchages pour rappeler la naissance du fils de Dieu.

Selon l'usage, lors de la cérémonie dite en langue limousine, chacun tenait à la main une chandelle de cire rouge. Les pastoureaux, dans leur habit de berger orné de lierre, prenaient place dans la cabane et chantaient des cantiques en l'honneur de Notre Dame. Ils étaient accompagnés par des ménétriers. Dès 1558, ceux-ci jouèrent aussi pour faire danser les confrères.

Après les pastoureaux se retrouvaient autour d'un banquet offert à tous, et faisaient don d'oranges à l'abbesse de la règle.

C'est en 1962 que l'Ecole du Barbichet a fait renaître cette tradition Limousine.

 

 

 

 

 

 

La Chandeleur

L'origine est païenne et remonte aux Romains qui, tous les ans, veillaient leurs morts à l'aide de cierges et de torches en honorant les Dieux.

La chandeleur a lieu tous les ans le 2 Février. Elle s'inscrit dans le calendrier des fêtes chrétiennes depuis 472. La Chandeleur tire son nom des "chandelles", cierges bénits que l'on portait lors de processions en l'honneur de la présentation de Jésus au temple lors de la purification de la Sainte Vierge. Devant le nombre de pélerins qui allaient à Rome à cette occasion, le Pape fut amené à organiser une distribution de galettes.

Aujourd'hui, l'Ecole du Barbichet, conduite par les ménétriers, fait revivre cette tradition en tenant à la main, lors de la cérémonie religieuse et comme le veut l'usage, un bouquet de branches de noisetier fleuries de châtons.

 

 

 

 

Le Boeuf Gras

Le mercredi des Cendres, en souvenir d'Adam condamné après son péché "à retourner poussière", les chrétiens sont invités à se purifier de leurs fautes. La pénitence passe par des privations, dès ce premier jour de Carême, et durant les 40 jours de Carême.
La veille, le mardi "gras", on tuait le "boeuf gras" dernière viande permise avant ce jeûne prolongé.

 

 

 

 

La Quête des Oeufs

Selon la tradition, la veille du dimanche de Pâques, les hommes, éclairés de torches et de lanternes, font le tour des campagnes. Ils sont chargés de ramasser les oeufs pondus pendant la semaine sainte.

Ils se présentent donc devant les portes des maisons en chantant "bahla do Jo" accompagnés des ménétriers.

Une fois leur tournée terminée, ils ramènent les oeufs aux femmes qui sont alors chargées de cuisiner une omelette. Celle-ci aurait pour vertu de préserver ceux qui la mangent des morsures de serpent.

 

 

 

L'Arbre de Mai

La tradition de l'Arbre de Mai était répandue dans toute l'Europe Occidentale. Il marque le renouveau de la nature.

Les hommes vont chercher l'arbre dans la forêt ; ils en coupent les branches pour ne laisser que la couronne. L'arbre est décoré de rubans et de guirlandes, il est alors appelé "Mai".

On plante l'Arbre de Mai pour célébrer une construction qui vient d'être achevée.

L'Arbre de Mai est aussi dressé en l'honneur des élus. Une pancarte portant l'inscription "Honneur à notre élu" est apposée. On dresse l'arbre devant la maison de l'élu et en remerciements celui-ci doit régaler généreusement ses électeurs.

 

 

 

Feu de la Saint-Jean

La saint Jean est célébrée tous les 24 juin. A l'origine, les païens célébraient le solstice d'été par un grand feu de joie symbolisant la lumière qui était à son apogée.

Puis, les catholiques reprirent la tradition pour fêter la naissance de Saint-Jean, le cousin de Jésus, appelé "le Baptiste" car c'est lui qui a baptisé le Christ "la lumière du monde".

 

 

 

Le Peiteu

Il existait autrefois une corporation de lavandières dans le quartier des ponts de Limoges. Elle était placée sous la protection de Notre Dame du Peiteu (nom du battoir utilisé à  l'époque).

Elles lavaient le linge dans la Vienne et le séchaient sur des fils tendus dans les champs avoisinants.

Aujourd'hui, le quartier du Pont Saint-Etienne garde les vestiges de cette activité (blocs de granit à surface inclinée).

 

 

 

Evocation de Saint-Jacques de Compostelle

Avec Rome et Jérusalem, Saint-Jacques de Compostelle était l'un des 3 grands pélerinages de la chrétienté. Une année sainte était célébrée chaque fois que le 25 Juillet, fête de Saint-Jacques, tombait un dimanche. La route limousine passait par 2 sanctuaires : celui de Saint-Léonard et celui de Saint-Martial.

Jusqu'en 1745, le 25 juillet était un jour chômé dans le diocèse de Limoges.

Aujourd'hui, un cortège, composé d'hommes vêtus de leur limousine ornée de coquilles porte le buste en bois de Saint-Jacques, part dans le bas du quartier du Sablard jusqu'au parvi de la cathédrale. Là, il chante une complainte en langue limousine "Lou chami des Sen Jaques" racontant l'histoire de 3 pélerins demandant l'hospitalité à la porte d'un chateau.

C'est en 1971 que l'Ecole du Barbichet a décidé de remémorer le passage des pélerins de Saint-Jacques.

 

 

 

Les Ostensions

Au XIème siècle, la maladie fit de très nombreuses victimes à Limoges et dans la région. C'est ce mal des "ardents" qui est à l'origine de cette manifestation qui a lieu tous les 7 ans. On promène en procession les reliques des saints pour conjurer le sort. A limoges, 3 saints sont concernés : Saint-Aurélien, Saint-Loup et Saint-Martial.

La tradition veut que la ville se pare de guirlandes et que les cérémonies aillent de la Mi-Carême à la Trinité. Le premier dimanche a lieu la bénédiction par l'êvèque de Limoges du drapeau septennal amarante à croix blanche. Celui-ci est hissé au clocher de l'église Saint-Michel des Lions.

Un mois plus tard, les reliques des saints sont reconnues, et les processions ont lieu dans toute la ville. Trois mois plus tard, les ostensions sont clôturées.

 

 

 

 

 

 

La Quintaine

C'est une fête traditionnelle mi-profane mi-religieuse en l'honneur de Saint-Léonard libérateur des prisonniers. Cette manifestation se déroule de 3ème dimanche de Novembre.

Les reliques de Saint Léonard sont exposées et gardées par des confrères portant à la boutonnière un écusson bleu et rouge avec les armes du saint (trois fleurs de lys et des fers de prisonnier).

Le dimanche, lors de la messe, a lieu la bénédiction de la Quintaine (petit château-fort en bois dont l'une des faces représente une porte de prison, les autres des fenêtres à barreaux, les armes de Saint-Léonard et une invocation du saint).

La Quintaine est ensuite dressée sur un piédestal, et les confrères à cheval viennent la briser à l'aide d'un maillet. Les morceaux sont distribués au public. La tradition veut que ce bois fasse pondre les poules !!!

Ensuite, les confrères font le tour de la ville pour rendre hommage aux statues de Saint Léonard en chantant des invocations se terminant par "Viva la Sen Lionard".
Le soir, les confrères chantent et dansent autour d'un feu de joie.

 

 

 

 

 

 

La Frairie des Petits Ventres

Cette grande fête de la gastronomie est organisée tous les ans le 3ème vendredi d'Octobre.

La Frairie des Petits Ventres se déroule rue de la boucherie, et est organisée avec la corporation des bouchers de Limoges qui fut fondée en 930.

La cérémonie s'ouvre selon un rituel particulier : un ruban vert et blanc (couleurs de Saint Aurélien) reposant sur un billot est coupé par le Maire. Les ménétriers précèdent un cortège jusqu'à la place Saint Aurélien au son de la "marche des bouchers".

C'est en 1973 que l'Ecole du Barbichet a fait renaître cette tradition limousine.

 

 

 

 

La Messe de Minuit

Chaque année, l'Ecole du Barbichet anime une Messe de Minuit. Les ménétriers suivis des membres de l'Ecole entrent dans l'église ; barbichets, châles cachemire, capes de berger sont de rigueur pour la nuit de Noël. De nombreux cantiques en langue limousine retentissent sous les voutes de l'édifice religieux, octroyant à l'ensemble une nostalgie des messes d'antan.